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Corti -Lunettes noire pour nuits rosées

À l‘occasion de la sortie de son livre « Autobiographie d’un DJ » (Ramsay), « Môssieur Philippe Corti », récent ambassadeur de PurRosé passe au shaker.



« Le pastis n’a pas le même goût quand t’es assis dans du velours »

Corti -Lunettes noire pour nuits rosées

Qu’y a t-il dans ton bar perso ?
Corti : Vodka, champagne, liqueur de myrtes, poire williams et liqueur de fraise. Et du vin, à la cave.

Un bar, c’est quelque chose qui t’attire ?
S’il est convivial oui. Moi j’aime les bars de quartiers, parce que je suis du sud. Pour moi le bar est un endroit où je vais retrouver des potes avant de commencer à partir en vrille. À Paris, dans les boîtes, les mecs du sud sont facilement identifiables : jamais assis, toujours au comptoir…

Et dans les bars de quartiers, tu refais le monde ?
Je ne suis pas un fanatique des petits bars parisiens, d’abord parce qu’il n’y a pas de cendriers, et parce qu’il faut trouver quelqu’un avec qui tu as des atomes crochus. Dans le sud, oui, on parle tauromachie, course, O.M, bouffe, cul. Et on ne gêne pas pour allumer tout le monde. L’alcool aide un peu à débloquer certaines cases.

Ta consommation d’alcool varie t-elle en fonction des endroits ?
Si c’est un bar de village, je prends une mauresque. Dans un lieu comme le Costes, je prends un petit Sancerre blanc car le pastis n’a pas le même goût quand t’es assis dans du velours.

Tu dis avoir inventé la vodka pomme…
Oui, il y a 20 ans. C’est une boisson intéressante car tu as l’impression de boire que de la pomme. Il n’y a qu’à la dixième que tu comprends qu’il y avait de la vodka dedans. C’est comme la vodka-ice tea. J’appelle ça la Corteasane. Ca a la même couleur…

À propos de couleur, PurRosé, tout le monde parle… Tes commentaires sur ce nouveau produit qui commence à faire fureur dans les établissements trendy ?
Pure beauté ! C’est novateur, l’idée de packaging est séduisante et ça redonne un coup de jeune au rosé. D’ailleurs, on m’a demandé de représenter la marque et j’ai accepté.

Tu n’es pas trop champagne ?
L’inconvénient avec le champagne, c’est que ça ne saoule pas vite et que s’il n’est pas bon, tu as des aigreurs d’estomac. Avec la vodka, Tu n’es jamais déçu.

Les cocktails, c’est ton truc ?
Le Mojito pour prendre la casquette et le Bloody Mary pour les lendemains difficiles.

Tu n’as pas la curiosité de vouloir découvrir d’autres cocktails ?
Je suis trop habitué au pastis, à la vodka et à mon vin…

Comment gères-tu les « casquettes » ?
En général, c’est quand je lâche les platines que tout remonte. Quand j’en prends une sévère, je me lève trois heures après, frais comme un gardon. Je n’arrive pas à l’expliquer. En tout cas, j’ai l’alcool plutôt gai.



Corti -Lunettes noire pour nuits rosées


Combien maximum as-tu déjà lâché d’argent pour faire la fête dans un bar ou un club ?
Ca m’est arrivé de griller mon cachet de la soirée soit plus de 1500 euros. Je ne le regrette pas car c’était très jouissif de jouer au saoudien !

As-tu déjà sympathisé avec un barman ou tenté d’en soudoyer un ?
Sympathiser, c’est un bien grand mot, mais j’aime bien parler avec le mec qui me sert à boire. Pour le rapport de proximité que j’aime bien et parce qu’il te sert plus vite. Quand je vais dans le sud, j’ai même plus besoin de commander, les mecs savent déjà ce que je veux.

Et les shooters ?
J’aime bien ceux à base de fruits, pastèque et melon avec de la vodka.
En revanche, je déteste la tequila. Ca ne passe pas.

Aurais-tu pu envisager un jour de faire le métier de barman ?
Tu ne penses pas si bien dire car à mes débuts j’ai été serveur avant d’être « disquaire » (pour dire DJ dans les années 70-80, ndlr)

Qu’est ce que tu regardes en premier chez une barmaid ?
Je regarde son cul, 9 fois sur 10. Mais les filles ne sont généralement pas très fortes au bar. Elles sont jolies mais souvent là pour la décoration. Elles ne vont pas très vite et si elles vont vite, elles ne sont pas jolies. À Paris, elles se prennent beaucoup trop au sérieux.

C’est différent dans le sud ?
Il y a beaucoup plus de concurrence. Les établissements qui concourent pour les places de tête doivent avoir le meilleur personnel sinon, ils vont droit dans le mur. L’accueil, c’est primordial. Souvent à Paris, les staffs font trop attendre les gens au bar et qui plus les barmen se prennent trop au sérieux. Ce n’est pas une démarche professionnelle.

Tes endroits privilégiés à Paris ?
La Cantine du Faubourg, le Kong, le bar de l’hôtel Costes car les barmen sont très sympas. Idem pour Tony à l’Étoile.

Et dans le sud ?
Il y en a tellement… L’Halogène à Avignon, et des bars qui ne veulent rien dire comme les PMU…

Si tu devais mettre trois ingrédients de ta vie dans un shaker ?
Femmes, musique et amour…

Comment appellerais-tu ce cocktail ?
Sex on the beach !!!



> Photo : Kim


Jeudi 5 Mai 2005
> Propos recueillis par Laurent Le Pape



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