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Les 100 ans du Harry’s New York Bar, par Alain Da Silva

Rédigé par Caroline Jolivet le Mercredi 30 Novembre 2011

Infosbar a eu l’opportunité de rencontrer Alain Da Silva, actuel directeur et gérant du Harry’s New York Bar. L’occasion de revenir sur les 100 ans de cet établissement, imprégné d'Histoire.





Les 100 ans du Harry’s New York Bar, par Alain Da Silva
Le 24 novembre dernier, jour de Thanksgiving, le célèbre Harry's New York Bar célébrait son premier centenaire. Une soirée où près de 450 personnes s’étaient donné rendez-vous pour cet évènement exceptionnel. Au programme, bougies d’anniversaire sur un cheesecake, sélection des cocktails phares de l’établissement ou encore séance de dédicaces par Franz-Arthur MacElhone, 4e génération des MacElhone, à l’occasion de la parution de son livre, intitulé « The Harry’s Bar, the Original ». Mais ce n'est pas tout puisque cette soirée était aussi l'occasion de revenir sur 100 ans d’histoire…

Une histoire qui débute, et c’est incontournable, par l’ouverture du bar en 1911, par un jockey américain. Ce dernier incita ainsi un ami restaurateur, installé à Manhattan, à démonter son bar avant qu’il ne soit saccagé. La prohibition ou « loi sèche » pointait en effet le bout de son nez au Etats-Unis. « Toutes les boiseries à l’étage ont été démontées et ramenées par bateau, dont le comptoir et la vitrine de whisky », précise Alain Da Silva, actuel directeur du bar.

Dès l’ouverture, ils entendent parler d’un certain Harry MacElhone, qui avait déjà une certaine expérience. Ils l’ont appelé et ce barman officia ainsi pendant un an, de 1911 à 1912. Et puis, Harry MacElhone apprend que le New York Bar est à vendre. Ni une, ni deux, il le rachète et appose son nom à l’enseigne. Le New York Bar devient alors le Harry’s New York Bar.

Alain Da Silva aime dévoiler les nombreuses innovations développées par Harry MacElhone, comme la création du Club IBF (International Bar Fly). « En France, on dit le pilier de bar mais aux Etats-Unis, on dit le bar fly. C’est d’ailleurs notre logo. Il a également décidé d’instaurer le « vote de paille » pour connaître, à l’avance, le nom du futur président des Etats-Unis, un mois avant l’élection. Depuis 1924, à chaque élection américaine, le Harry’s met en place ce vote de paille. Et sur 19 élections, il n’y a eu que 2 erreurs, en 1976 et 2004. Du coup, tous les médias viennent nous voir pour avoir un aperçu du vote. Nous sommes devenus un véritable institut de sondage. Enfin, il a également lancé une célèbre publicité avec la phrase, désormais mythique, « Sank Roo Doe Noo », en référence au 5 rue Daunou

Les 100 ans du Harry’s New York Bar, par Alain Da Silva
En quelques années, le Harry’s New York Bar est donc devenu une référence et un lieu de rendez-vous incontournable pour tous les anglo-saxons. Même James Bond y a séjourné. Et à en croire Ian Fleming, le célèbre écrivain britannique et père du héros de fiction, James Bond y aurait passé de très bons moments, à en perdre sa virginité et son portefeuille…

Du côté des cocktails, le Bloody Mary et le Blue Lagoon, qui ont d’ailleurs vu le jour au Harry’s New York Bar, restent les breuvages les plus populaires du bar. Selon Alain Da Silva, « en 2010, 9 500 Bloody Mary ont été écoulés contre 8 800 Mojito ». Sont aussi appréciés le French 75 (gin fizz, champagne, trait d’absinthe) ou bien le James Bond, créé par Andy MacElhone pour la sortie du film Docteur No. A noter d’ailleurs que le bar a lancé de nouveaux cocktails à l’occasion de ce centenaire, à découvrir ici.

Une popularité et une réussite qui ont font, en 2011, le 9e meilleur bar au monde, selon le classement établi par le magazine Drinks International.

Malgré cela, Alain Da Silva reste modeste et constate surtout que les américains et les anglais restent devant et encore premiers dans le domaine.

Mais la donne risque de changer un jour ou l’autre car le Harry’s New York bar reste un lieu magique et convivial grâce à une décoration intemporelle, sa musique live à découvrir du mardi au samedi inclus, après 22h, au sous sol, et l’expérience de ses barmen. « Ces barmen viennent s’exprimer au Harry’s. Je constate que beaucoup de bars se disent mixologistes… Mais je fais une différence entre mixologistes et barman. Le barman créé, non seulement, le cocktail, mais il converse également avec le client. Il y a un véritable échange. »

La clé du succès selon Alain Da Silva ? Les choses simples et le bouche à oreille. « Il est vrai que la façade de l’établissement ne paye pas vraiment de mine et nous sommes situés dans une rue un peu à l’écart mais les habitués et les nouveaux clients sont bel et bien au rendez-vous

Et la suite alors ? « Ne pas dénaturer le Harry’s New York Bar. Evoluer sans rien changer. C’est notre devise depuis 100 ans. » Infosbar lui souhaite alors de belles et longues années devant lui.

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